Calendrier d’arrosage du phalaenopsis, mois par mois

Chauffage, lumière d’hiver, montée des hampes, canicules, vacances d’août : les besoins en eau d’un phalaenopsis changent au fil de l’année. Voici des repères mois par mois, à ajuster toujours à ce que vous disent le poids du pot et la couleur des racines.

Phalaenopsis sur une fenêtre dont la vue montre les feuilles d’automne du jardin

Ce mois-ci

Repères de saison

Faites défiler pour retrouver les conseils de chaque mois.

Un phalaenopsis cultivé à la maison ne vit pas au rythme du jardin, mais il sent passer les saisons : la lumière qui baisse en novembre, le radiateur qui se rallume, la chaleur qui s’installe derrière la vitre en juillet. Chacun de ces changements modifie la vitesse à laquelle le substrat sèche, et donc le rythme d’arrosage.

Ce calendrier est pensé pour une plante cultivée en intérieur en France métropolitaine, dans un pot transparent garni d’écorce, près d’une fenêtre lumineuse, dans un logement chauffé l’hiver. Les rythmes indiqués sont des repères, pas des règles : une plante en sphaigne, une salle de bains humide ou une fenêtre plein sud les feront varier sensiblement. Dans le doute, fiez-vous aux signes décrits dans quand arroser un phalaenopsis, ou obtenez une estimation adaptée à votre pièce avec le calculateur d’arrosage.

Mois Rythme indicatif en écorce Engrais Point de vigilance
Janvier Tous les 10 à 14 jours Dose faible, 1 arrosage sur 3, ou pause si la pièce est fraîche Air sec du chauffage, froid près des vitres
Février Tous les 10 à 14 jours Dose faible, 1 arrosage sur 3 Hampes en croissance : ne plus déplacer la plante
Mars Tous les 8 à 12 jours Reprise, 1 arrosage sur 2 Jours plus longs, besoins en eau qui remontent
Avril Tous les 7 à 10 jours 1 arrosage sur 2 Floraison : pas de sécheresse prolongée
Mai Tous les 7 à 10 jours 1 arrosage sur 2 Fin de floraison, rempotage si nécessaire
Juin Tous les 6 à 8 jours 1 arrosage sur 2 Soleil direct derrière la vitre
Juillet Tous les 5 à 7 jours 1 arrosage sur 2, pause en canicule Chaleur : arroser tôt le matin, ombrer
Août Tous les 5 à 7 jours Pause pendant les absences Départs en vacances, reprise au retour
Septembre Tous les 7 à 10 jours 1 arrosage sur 2, rinçage de rentrée Nuits plus fraîches qui favorisent les hampes
Octobre Tous les 8 à 12 jours 1 arrosage sur 2 ou 3 Retour du chauffage, air qui s’assèche
Novembre Tous les 10 à 14 jours 1 arrosage sur 3 Lumière faible, substrat qui sèche lentement
Décembre Tous les 10 à 14 jours Dose faible ou pause Rebord de fenêtre froid la nuit, plantes offertes

Janvier

C’est souvent le mois le plus délicat, alors que la plante semble ne rien faire. Les jours sont courts, la lumière faible, et le phalaenopsis consomme peu. Pourtant, le chauffage assèche l’air et, près d’un radiateur, l’écorce peut sécher presque aussi vite qu’au printemps. Réglez donc l’arrosage non pas sur la saison, mais sur le poids du pot et la couleur des racines.

Le principal danger vient du froid local. Une plante posée contre la vitre peut avoir les feuilles glacées la nuit alors que la pièce affiche 20 °C, et une goutte d’eau restée au cœur y sèche très lentement. Arrosez le matin, avec une eau à la température de la pièce. Les autres pièges de la saison sont détaillés dans arroser un phalaenopsis en hiver, chauffage allumé.

Février

Sur beaucoup de plantes, la hampe lancée à l’automne s’allonge et commence à se garnir de boutons. C’est le moment de ne plus rien changer : ni emplacement, ni orientation. Une hampe en croissance suit la lumière, et tourner le pot l’oblige à se tordre.

L’arrosage reste espacé, mais il doit être régulier : une plante en boutons supporte mal de rester longtemps à sec, et encore moins les à-coups. C’est l’une des premières causes de boutons qui jaunissent et tombent avant d’éclore.

L’air des logements chauffés est souvent au plus sec en fin d’hiver. Un plateau d’humidité garni de billes d’argile, ou le simple regroupement de plusieurs plantes, aide davantage qu’une brumisation dont l’effet s’évapore en quelques minutes : voir humidité de l’air, le complément oublié de l’arrosage.

Mars

Les jours rallongent nettement et la lumière reprend de la force. Vous le remarquerez au pot : il s’allège plus vite, et les racines virent à l’argenté plus tôt après l’arrosage. C’est le signal qu’il faut rapprocher un peu les arrosages, sans passer d’un coup au rythme de l’été.

C’est aussi le moment de reprendre des apports d’engrais plus réguliers : un engrais pour orchidées, bien dilué, un arrosage sur deux. On nourrit toujours un substrat déjà humide, jamais des racines sèches, comme l’explique engrais et arrosage : nourrir sans brûler les racines.

Avril

Pour beaucoup de phalaenopsis, c’est la pleine floraison. Les fleurs tiennent d’autant plus longtemps que la plante ne manque de rien : arrosez dès que les racines sont argentées, sans attendre que les feuilles s’assouplissent, et évitez de mouiller les fleurs, qui se tachent facilement.

Les premiers beaux jours derrière une vitre orientée au sud peuvent surprendre. Si la plante reçoit du soleil direct en milieu de journée, un voilage suffit à tamiser la lumière. Pour comprendre comment l’emplacement change tout le rythme d’arrosage, lisez lumière et arrosage.

Mai

Les premières plantes défleurissent. Une hampe qui jaunit et sèche peut être coupée à sa base ; une hampe encore verte peut être raccourcie au-dessus d’un nœud dans l’espoir d’une nouvelle floraison, ou simplement laissée en place. Contrairement à une idée répandue, la fin de la floraison ne signifie pas qu’il faut arrêter d’arroser : la plante entre dans sa période de croissance de feuilles et de racines. Voir après la floraison, faut-il changer l’arrosage ?.

Mai est aussi une bonne période pour rempoter une plante dont l’écorce se décompose ou dont les racines débordent de partout. Elle a toute la belle saison devant elle pour s’installer. Le premier arrosage après l’opération suit quelques règles particulières, expliquées dans le premier arrosage après un rempotage.

Juin

La plante est en pleine croissance : une nouvelle feuille se déploie au centre, des pointes de racines vertes et brillantes apparaissent. Ces pointes sont très fragiles, évitez de les heurter en manipulant le pot. Le substrat sèche plus vite, et un arrosage tous les 6 à 8 jours devient courant.

Le soleil de juin, haut et intense, peut brûler une feuille en un après-midi derrière une vitre. Les brûlures apparaissent comme des taches blanchâtres puis brunes et sèches, sans aucun lien avec l’arrosage. Si votre fenêtre est très exposée, reculez la plante d’un mètre ou ajoutez un voilage.

Juillet

Pendant les fortes chaleurs, l’écorce peut sécher en quelques jours, surtout dans un appartement sous les toits. Vérifiez la plante plus souvent, arrosez tôt le matin, et n’hésitez pas à rapprocher les arrosages si les racines redeviennent argentées très vite. À l’inverse, n’arrosez pas « par précaution » un substrat encore humide : la chaleur associée à une humidité stagnante favorise les pourritures.

Suspendez l’engrais pendant les épisodes de canicule : une plante qui souffre de la chaleur absorbe mal, et les sels se concentrent vite dans un substrat qui sèche rapidement. Fermez les volets aux heures chaudes plutôt que de reléguer la plante dans une pièce sombre. Tous les gestes utiles sont réunis dans arroser un phalaenopsis en été et pendant les canicules.

Août

C’est le mois des départs. Pour une absence d’une à deux semaines, un phalaenopsis en écorce bien arrosé la veille, placé à la lumière mais hors du soleil direct et loin d’une vitre surchauffée, s’en sort en général très bien. Pour plus longtemps, les solutions (plateau d’humidité, mèche, voisin complaisant) sont comparées dans partir en vacances sans mettre son phalaenopsis en danger.

Au retour, ne vous précipitez pas pour arroser à grande eau. Regardez d’abord les racines : si elles sont argentées et un peu plissées, faites un trempage complet ; si elles sont encore vertes, attendez simplement quelques jours. Des feuilles légèrement molles se raffermissent en général après un ou deux arrosages, comme l’explique phalaenopsis qui manque d’eau : signes et reprise.

Septembre

La rentrée est le bon moment pour faire le point. Sortez la plante de son cache-pot, regardez les racines, sentez l’écorce : une odeur de moisi ou un substrat qui s’effrite entre les doigts signale qu’un rempotage s’impose. Profitez-en pour rincer le substrat à grande eau et éliminer les sels accumulés pendant l’été.

Les nuits fraîchissent, et c’est une bonne nouvelle : quelques semaines de nuits plus fraîches, environ 5 °C de moins qu’en journée, encouragent souvent la sortie d’une nouvelle hampe. Si la plante vit dans une pièce qui se rafraîchit naturellement la nuit, laissez faire, en veillant simplement à ne pas descendre sous 15 °C environ. L’arrosage, lui, s’espace doucement.

Octobre

Le chauffage se rallume, et avec lui l’air sec. Une plante posée au-dessus d’un radiateur reçoit un courant d’air chaud qui dessèche le substrat, les racines aériennes et les futurs boutons : mieux vaut une table ou une étagère près de la fenêtre. Même si la lumière baisse, l’écorce peut sécher plus vite qu’on ne l’imagine, alors soupesez le pot plutôt que de suivre un rythme fixe.

Si quelque chose pointe entre les feuilles, apprenez à distinguer une hampe d’une racine : la hampe a une extrémité aplatie et pointue, un peu en forme de moufle, alors que la racine a une pointe arrondie, lisse et brillante. Dès qu’une hampe est confirmée, gardez un arrosage régulier et ne déplacez plus la plante. Pour raisonner le rythme d’une pièce à l’autre, relisez à quelle fréquence arroser un phalaenopsis.

Novembre

La lumière est au plus bas et les journées raccourcissent encore. La plante pousse lentement et, dans une pièce peu chauffée, l’écorce met plus de temps à sécher : c’est le mois où l’on risque le plus de trop arroser par habitude. Soulevez le pot avant chaque arrosage, et patientez s’il pèse encore.

Rapprochez la plante de la fenêtre la plus lumineuse de la maison, sans que les feuilles touchent la vitre. Moins de lumière signifie moins de consommation d’eau : si les racines restent vertes plus d’une semaine, c’est normal. Dans ces conditions, une goutte oubliée entre les feuilles sèche très lentement, d’où l’intérêt de ne jamais laisser d’eau au cœur des feuilles. Les signes d’un excès d’eau sont décrits dans phalaenopsis trop arrosé.

Décembre

Les nuits sont froides et les rebords de fenêtre deviennent des pièges. Si vous fermez les rideaux le soir, veillez à ne pas enfermer la plante entre le rideau et la vitre : elle s’y retrouverait à une température bien inférieure à celle de la pièce. Arrosez le matin, avec une eau qui a passé la nuit dans la pièce : voir eau froide, tiède ou ambiante : la bonne température.

C’est aussi la saison des phalaenopsis offerts. Une plante qui a voyagé dans le froid d’une voiture ou d’un marché peut perdre quelques boutons dans les jours suivants. Sortez-la vite de son emballage, placez-la dans une lumière vive mais indirecte, et ne l’arrosez pas tout de suite si son substrat est encore humide. Vérifiez enfin qu’il ne reste pas d’eau au fond du cache-pot décoratif qui l’accompagne souvent : voir le cache-pot, piège à eau.